De mon côté cette semaine. Mon livret gratuit sur le vertical drama est en ligne depuis septembre. Je ne vous l’avais jamais présenté. Il compte 11 chapitres, 2 annexes et plus de références datées sur le mécanisme du format, ses coûts, les règles qui viennent de changer en Chine et ce que l’Europe produit. Il se lit en ligne en entier avec une adresse professionnelle. Le PDF ou l’EPUB, le format de livre numérique, c’est un échange. Vous répondez à 3 questions sur votre marché, je vous l’envoie.
J’ai aussi eu accès à Dramagic, l’outil de BytePlus, la branche cloud de ByteDance. Il fabrique un vertical drama du scénario à la vidéo, avec Seedance 2.5, le modèle de génération vidéo de ByteDance. Même échange : 3 questions sur votre marché, et je vous fais un retour sur ce que l’outil peut produire pour vous. Écrivez-moi.
J’ai fait mon premier vertical drama, Le Veilleur, (embed en fin de post) sur une idée empruntée à Benjamin Pott. Laisser un commentaire pour m’encourager sous la vidéo, c’est très early. Une version longue montre comment la veille de Streaming Radar est fabriquée. Et j’ai écrit pour duanju.news, un site consacré au format (duanju est son nom chinois), sur les acteurs connus qui arrivent dans le duanju et n’apportent plus seulement de la romance.
Mardi, entretien avec Olumide Gbenro, fondateur d’Ogun Studios. Son studio produit du microdrama, ces séries verticales en épisodes d’une à deux minutes, entièrement par intelligence artificielle (IA).
TL;DR
La box reste branchée, mais TF1 et M6 passent aussi par Netflix et Prime Video.
Kenya : la télévision payante recule, Canal+ baisse ses décodeurs jusqu’à 40 %.
Chine : iQiyi fait la moitié de son temps de visionnage sur le téléviseur.
Microdrama chinois : l’IA fait 95 % des titres, les séries tournées font plus de vues selon l’association.
Mercado Libre et Best Buy vendront la publicité des écrans des autres.
Disney+ : de la publicité dans le « sans pub », la 4K pas revenue partout.
DAZN : 1 à 2 millions de dollars par an pour les matchs locaux des Pistons.
La box reste branchée. Qui distribue les programmes ?
En 2013, quand j’étais chez M6 Web, au moins la moitié du trafic de M6 Replay, devenu M6+, passait par les box des opérateurs internet. Les téléviseurs connectés existaient à peine. Le chiffre m’a surpris, parce que je ne regardais déjà presque plus la télévision. C’est moi qui étais décalé, pas le chiffre : à l’époque, il fallait être sur les box.
Treize ans plus tard, la question est de savoir si les opérateurs tiennent encore ce rôle. Le mot « box » en recouvre trois. Il y a le routeur, qui apporte internet. Il y a le décodeur TV, qui reçoit les chaînes de l’opérateur. Et il y a le menu de ce décodeur, où le spectateur choisit ce qu’il regarde. Regarder Netflix sur un téléviseur relié au routeur ne donne pas le même rôle commercial à l’opérateur que regarder TF1 depuis son décodeur.
Le décodeur reste branché
La réception. La part des foyers équipés d’un téléviseur qui reçoivent la télévision par satellite a été divisée par plus de deux. Elle passe de 23,5 % au second semestre 2017 à 10,4 % au second semestre 2025, d’après l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. La réception par antenne, via la télévision numérique terrestre (TNT), recule moins vite, de 50,9 % à 34,7 %. La réception par internet, par la fibre, la ligne téléphonique (ADSL) ou le câble, monte de 55 % à 74 %. Un foyer peut cumuler plusieurs modes : le total dépasse 100 %.
Le téléviseur. Il recule peu : 89,1 % des foyers en ont un en 2025, contre environ 94 % en 2017.
Le décodeur. Il équipe 83,7 % des foyers dont le téléviseur est connecté à internet au premier semestre 2024, contre 80 % en 2019, d’après l’observatoire de l’Arcom. Le téléviseur intelligent progresse plus vite dans les mêmes foyers, jusqu’à 54 %. Les deux taux montent ensemble, et 66,2 % de ces foyers ont au moins deux modes de connexion.
Le menu. En octobre 2025, 53 % des Français de 15 ans et plus utilisent celui de la box, qui reste selon l’Arcom « la principale porte d’entrée » vers les programmes.
Dans les données publiques que j’ai consultées, rien ne dit quelle part du temps passé devant l’écran transite par le décodeur ou par le menu de l’opérateur. TF1 déclare 70 % de la consommation vidéo de TF1+ sur téléviseur connecté, sans dire par quel chemin.
Netflix et Prime Video deviennent des portes d’entrée vers TF1 et M6
J’appelle ici distribution la reprise des chaînes et du replay par un tiers, qui met les programmes devant le spectateur. Les conditions financières des accords cités ne sont pas publiées. TF1 diffuse ses chaînes et TF1+ dans Netflix depuis le 19 juin. M6+ est intégré à Prime Video depuis janvier, comme je le racontais dans le #53.
Les opérateurs distribuent toujours. TF1 a déployé TF1+ sur les box de SFR en février et sur celles de Bouygues Telecom fin juin, d’après son rapport semestriel. La Freebox Ultra inclut Netflix, Disney+ et Prime, dans leurs versions avec publicité : l’opérateur revend lui-même les plateformes. Et ils rendent le décodeur facultatif. Orange a rendu gratuite en avril 2025 son application TV sur les téléviseurs connectés : ses abonnés peuvent regarder ses chaînes sans décodeur. Free a lancé Free TV en octobre 2025, ouverte même aux non-abonnés.
Deux autres gestes ne sont pas des reprises. Depuis le 25 septembre, Disney+ propose une sélection de programmes de M6, Scènes de ménages et En Famille d’abord : une licence de catalogue, sans les chaînes ni M6+. Canal+ intègre HBO Max, Paramount+ et Apple TV dans sa propre application, et facture Netflix dans ses offres.
Netflix et Prime Video deviennent donc aussi des points d’accès aux programmes des groupes de télévision français. À mon avis, la présence du décodeur ne suffit plus à décrire le rôle commercial de l’opérateur. Son réseau reste le chemin par lequel passe l’image. Son décodeur n’est plus le seul écran où le spectateur choisit TF1 ou M6. Dans son étude d’impact sur la TNT du 9 septembre, l’Arcom parle d’une « désintermédiation progressive des FAI », les fournisseurs d’accès à internet. Elle l’attribue à « l’essor des téléviseurs connectés, et notamment des smart TV ».
Roku fait valoir ses ventes
Aux États-Unis, Roku est le système d’exploitation de télévision connectée le plus utilisé. Il devance celui de Samsung, selon Parks Associates. Selon des données d’Antenna qu’il a lui-même transmises, 76 % des abonnements souscrits dans sa boutique n’auraient pas eu lieu en vente directe. 98 % des abonnés étaient nouveaux pour le service acheté. Ni Roku ni Antenna n’ont publié la méthode du calcul. The Streaming Wars en tire la règle : garder l’étal ne suffit plus, il faut montrer ce qu’il a fait vendre. Le #55 décrivait les 30 combinaisons d’abonnements que Roku venait d’ouvrir.
SFR en voie de rachat
En France, Bouygues, Orange et Free ont signé le 6 juin un protocole d’accord pour racheter SFR pour 20,35 milliards d’euros. L’accord définitif doit être conclu le 8 décembre, puis examiné au moins 18 mois par l’Autorité de la concurrence. À mon avis, trois opérateurs au lieu de quatre pèseraient plus lourd face aux chaînes.
Hors de France, le satellite recule ou passe dans une application
Au Kenya, le décodeur coûte trop cher
Au Kenya, la télévision payante compte 1,55 million d’abonnements au 30 juin, en baisse de 1,8 % sur le trimestre. Le régulateur en donne deux causes. La première est l’IPTV, la télévision reçue par internet. La seconde est le prix des décodeurs, qui suit la hausse mondiale du coût des puces. Sur un an, le satellite de Zuku, un opérateur kényan, recule de 16,4 %, celui du chinois StarTimes de 3,1 %. Le groupe sud-africain MultiChoice gagne au contraire 137 086 abonnés. Son bouquet satellite DStv progresse de 37,2 %. Son offre de télévision numérique terrestre GOtv, de 21,3 %.
Canal+ contrôle MultiChoice depuis septembre 2025. MultiChoice baisse le prix de ses décodeurs d’environ 40 % en ligne et 30 % en magasin à partir d’octobre. La baisse vaut en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya, selon le média kényan TV47, le 17 septembre. Il baisse ses prix sur un marché qui se contracte, et où il gagne déjà des parts. Sur l’ensemble de ses pays, le groupe avait pourtant perdu 2,8 millions d’abonnés à sa télévision payante classique, hors streaming, entre avril 2023 et mars 2025. En Afrique du Sud, il a aussi refondu ses offres le 17 septembre. Le sport en streaming coûte 399 rands par mois, environ 21 euros. L’offre complète passe à 799 rands en streaming et 979 rands par satellite, environ 43 et 53 euros. The Citizen relève que la nouvelle grille ajoute des tarifs au lieu d’en retirer. Le Kenya et le Nigeria gardent, pour l’instant, leurs anciens bouquets.
En mars, dans La Grande Redistribution, j’écrivais que les décodeurs DStv servaient de cheval de Troie à Canal+ pour installer son agrégateur, une application qui regroupe les plateformes. Moins cher, le décodeur entrera plus facilement dans les foyers. Ce n’est pas encore la preuve que l’agrégateur suit.
En Pologne et en Inde
En Pologne, le streaming atteint un record en août : 11 % du temps passé devant le téléviseur, selon The Gauge, le baromètre mensuel de Nielsen, publié le 25 septembre. YouTube y pèse 2,8 %, Netflix 1,9 %. Le satellite tombe à 22,8 % du temps de visionnage, contre 34 % en août 2023, quand il était encore le premier mode de réception. Le câble, à 37,9 %, tient désormais cette place.
En Inde, l’opérateur satellite Dish TV a lancé le 22 septembre plus de 200 chaînes dans son application Vzy, à partir de 179 roupies, moins de 2 euros. Les chaînes viennent de Sony, de Warner Bros. Discovery, de Zee et de JioStar, le premier groupe de télévision indien, né de la fusion des activités indiennes de Reliance et de Disney. Le distributeur par satellite met lui-même ses chaînes dans une application.
En Chine, le temps de visionnage passe au salon
iQiyi, filiale de Baidu, est l’une des trois grandes plateformes de streaming chinoises. Chez elle, le temps de visionnage migre du téléphone et de la tablette vers le téléviseur, qui en fait désormais la moitié. Son patron, Gong Yu, a donné le chiffre le 22 septembre : 50,58 % du temps de visionnage au premier semestre 2026, contre 42,85 % en 2022. C’est une déclaration de l’entreprise, sans mesure extérieure.
Le microdrama chinois : l’IA fait 95 % des sorties
Au premier trimestre 2026, 122 000 des 128 000 microdramas mis en ligne en Chine étaient générés par intelligence artificielle (IA). C’est plus de 95 % en nombre de titres, selon le guide de création publié fin avril par l’association chinoise des médias audiovisuels en ligne. Le même guide regarde le créneau du Nouvel An chinois 2026. Les séries tournées avec des acteurs y sortaient 50 fois moins nombreuses que les séries IA. Elles cumulaient pourtant 25 fois plus de vues. L’association ne précise ni les dates du créneau ni les plateformes couvertes. Le cabinet DataEye, qui mesure surtout Douyin, publie un autre chiffre sur le Nouvel An chinois 2026 : les séries animées par IA y font 29,4 % des 8,67 milliards de vues. Il ne donne pas leur nombre de titres.
L’écart pèse parce que l’affichage rapporte moins. Plusieurs professionnels, interrogés par le magazine China Entrepreneur qui ne les nomme pas, donnent les chiffres. Sur les plateformes gratuites financées par la publicité, le revenu que la plateforme partage avec les producteurs, pour mille publicités affichées dans une série tournée, est passé d’environ 30 yuans en 2024, 3,90 euros, à moins de 20 yuans en 2026, 2,61 euros. Le magazine situe celui d’une série IA autour de 14 yuans, 1,80 euro. Ces chiffres ne permettent pas de calculer une marge. Le coût de fabrication se compte par minute ou par titre, le revenu par mille publicités affichées. Il manque aussi les volumes et le partage des revenus. Pour l’acquisition d’utilisateurs, le magazine relaie une estimation qui circule dans le secteur : 1 yuan dépensé en publicité pour faire venir des spectateurs rapporte 1,03 à 1,07 yuan pour une série IA, 1,2 à 1,5 pour une série tournée. Le #49 racontait l’arrivée de l’IA dans la production.
Les plateformes longues cherchent un entre-deux. iQiyi a présenté le 23 septembre à Shanghai une série longue en 3 saisons, dont la première sort au quatrième trimestre. Le jeu des deux acteurs est filmé par un réseau de plus de cent caméras, à Shanghai et à Hengdian. L’IA fabrique ensuite les plans, les décors et l’image finale. Plusieurs médias chinois la présentent comme la première série longue tournée sous licence d’image des acteurs, sans que la plateforme ait publié les termes de cette licence.
YouTube, lui, a ajouté le 23 septembre un format « série » dans Shorts. Il range les vidéos en saisons et en épisodes, et le microdrama y cumule déjà plus de 6,5 milliards de vues cette année. Chez TikTok, l’application dédiée PineDrama propose elle aussi des épisodes gratuits, comme le racontait le #45.
Ceux qui font payer l’épisode
En Amérique latine, le cabinet d’études Dataxis estime à 259 millions de dollars le revenu 2026 des principales plateformes de microdrama. 80 % viennent des achats dans l’application : pièces virtuelles, épisodes débloqués à l’unité. Le Brésil et le Mexique concentrent près de 60 % du trafic des 6 premières applications, contre moins de 40 % un an plus tôt.
Au Japon, l’application de microdrama BUMP lance un concours : elle cofinancera jusqu’à 50 % du budget des projets retenus. Le plafond est de 5 millions de yens, environ 28 000 euros. Elle participera aussi à leur écriture. Elle déclare un chiffre d’affaires de juillet environ 9 fois supérieur à celui de juillet 2025.
Dans ces exemples, les principales plateformes d’Amérique latine font payer l’épisode, quand les plateformes gratuites chinoises et YouTube vivent de l’affichage. Ces chiffres ne disent pas lequel des deux modèles est rentable.
Les commerçants vendent la publicité des écrans
Cette semaine, deux commerçants annoncent qu’ils vendront la publicité d’écrans qui ne leur appartiennent pas.
Mercado Libre est le premier site de commerce en ligne d’Amérique latine, né en Argentine, présent au Brésil et au Mexique. Le 23 septembre, sa régie, Mercado Ads, a annoncé qu’elle vendra l’inventaire publicitaire de Netflix au Brésil et au Mexique à partir de 2027. Netflix garde sa propre équipe publicitaire dans la région : Mercado Ads est un canal de vente de plus. Un annonceur pourra choisir son public d’après ce que les gens achètent sur Mercado Libre, plus de 131 millions d’acheteurs par an, puis relier la publicité vue sur Netflix aux achats faits ensuite sur le site. Selon Señal News, les recettes de ces ventes vont à Mercado Libre. La part reversée à Netflix n’est pas publiée. Netflix revendique 35 millions de spectateurs actifs par mois sur son offre avec publicité au Brésil, et plus de 29 millions au Mexique. Mercado Ads vend déjà la publicité de Disney+, de HBO Max et de Roku.
Walmart, premier distributeur américain, a racheté la marque de téléviseurs Vizio et vend la publicité de ses écrans, comme le racontait le #48. Best Buy est la chaîne américaine d’électronique. Le 23 septembre, elle a annoncé un accord avec Amazon pour vendre la publicité des téléviseurs Fire TV de sa marque Insignia, neufs comme déjà installés. La vente passera par la technologie d’Amazon à partir de février 2027. Les conditions financières ne sont pas publiées. Le commerçant vend la publicité sur le logiciel d’un autre.
En bref
En Europe, Netflix a daté le 24 septembre l’arrivée de la publicité au 1er mars 2027 dans 9 pays. La Belgique, les Pays-Bas, la Pologne et la Suisse en font partie.
MFE, pour MediaForEurope, le groupe de la famille Berlusconi, contrôle Mediaset en Italie et en Espagne, et ProSiebenSat.1 en Allemagne. Depuis le 23 septembre, il vend un écran publicitaire commun à 21 heures dans les trois pays, en un seul achat. L’écran couvre 24 chaînes et ses plateformes Joyn et Mediaset Infinity. Sur Joyn, sa plateforme allemande, la publicité affichée quand le spectateur met en pause devient aussi achetable en programmatique, par un logiciel d’achat automatisé. Le prix et le volume sont fixés d’avance. Elle passe par The Trade Desk, un logiciel que beaucoup d’agences utilisent déjà. Netflix a fait de même aux États-Unis cet été, comme je le notais dans le #51.
Aux États-Unis, le comité qui réunit annonceurs, agences et diffuseurs a recertifié le 22 septembre Comscore, iSpot et VideoAmp, trois mesureurs d’audience concurrents de Nielsen. Ils restent des monnaies de mesure pour 2026 à 2028. Une monnaie de mesure est la référence sur laquelle se négocie l’achat d’espace. Nielsen applique sa nouvelle mesure depuis le 31 août, mais son baromètre recalculé n’est toujours pas publié : il arrivera avec les chiffres de septembre. En attendant, trois mesureurs peuvent servir de base de négociation à côté de Nielsen.
Ailleurs cette semaine
Le prix
Aux Pays-Bas, le marché vidéo, télévision payante des opérateurs comprise, atteint 767 millions d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 %. Videoland, la plateforme néerlandaise, dépasse 1,8 million de clients, 7 % de plus en un an. Selon les estimations de Telecompaper, son revenu moyen par abonné a bondi d’environ 30 % sur un an au deuxième trimestre. La hausse de tarif de mars y contribue : la formule de base est passée de 5,99 à 6,99 euros. Elle grossit par le prix plus que par le volume, pour un chiffre d’affaires de 48 millions d’euros. La location à l’acte recule de 29 %.
En France, l’association Que Choisir Ensemble a mis Disney+ en demeure le 23 septembre. La plateforme a retiré le Dolby Vision, le HDR, l’image à contraste étendu, puis la 4K de son offre Premium sans toucher à son prix de 15,99 euros. La 4K n’est revenue que sur une partie des appareils. En cause, un litige de brevets de compression vidéo avec InterDigital. L’offre Premium garde son nom. Trois jours plus tard, Que Choisir relevait que les conditions d’utilisation de Disney+ autorisent désormais la publicité dans les offres « sans pub ». Disney précise qu’elle passe avant ou après les programmes, et au milieu seulement pour le direct, les chaînes et les contenus tiers.
Au Mexique, Amazon augmente Prime de 99 à 129 pesos par mois, soit d’environ 4,90 à 6,40 euros. Le prix n’avait pas bougé en 10 ans.
Le sport
Les matchs locaux d’une équipe américaine sont ceux qu’elle vend elle-même dans sa région, hors diffusions nationales. Les Pistons de Detroit vendent pour un an à DAZN l’exclusivité du streaming de ces matchs. DAZN leur verse un minimum garanti de 1 à 2 millions de dollars par an, selon le SportsBusiness Journal, et héberge une application aux couleurs de l’équipe à 19,99 dollars par mois. Les matchs restent gratuits sur une chaîne locale, et la NBA, la ligue nord-américaine de basket, les produit. Les 5 équipes qui ont confié à DAZN l’exclusivité de tous leurs matchs locaux touchent entre 8 et 20 millions. Les Pistons sont la 11e équipe de NBA à loger son application chez DAZN. Les chaînes sportives régionales qui achetaient ces droits ont fermé. En août, le #51 voyait DAZN équiper les clubs sans racheter leurs droits. Un mois plus tard, il les paie.
En Italie, l’audience de la Serie A sur DAZN baisse de 1,5 % sur les 5 premières journées. La mesure a changé d’institut entre les deux saisons. La ligue touche aujourd’hui 900 millions d’euros par an, dont 700 payés par DAZN.
YouTube
Aux États-Unis, YouTube reste en juillet la première plateforme sur le téléviseur, avec 14,2 % du temps de visionnage mesuré par Nielsen, contre 13,4 % un an plus tôt. À sa conférence Made on YouTube du 23 septembre, il a annoncé Custom Feeds, bientôt disponible aux États-Unis sur le web, le téléphone et le téléviseur. Ce sont des onglets que le spectateur crée pour une humeur, une habitude ou un centre d’intérêt, depuis la page d’accueil.
Ce que je garde pour plus tard
OpenAI a recruté le cofondateur de Patreon, la plateforme d’abonnement des créateurs à leur public, et deux de ses anciens dirigeants. Ils doivent créer une division produit dédiée aux créateurs. Son périmètre n’est pas publié : à surveiller le 29 septembre, à la conférence développeurs d’OpenAI. Mon hypothèse, vu le parcours des recrues : un outil qui permette aux créateurs de faire payer leur public.
Selon Variety, Paramount se prépare à conclure le rachat de Warner Bros. Discovery « dans les prochaines semaines ». Son dépôt du 25 septembre écrit pourtant que la date de clôture « n’est pas encore certaine ». Fin décembre 2025, Canal+ avait sauvé 12 chaînes Warner en Afrique. Ce que le nouveau propriétaire en fera se lira après la clôture.
Ludovic Bostral. 25 ans de streaming : M6 Replay, Afrostream (Y Combinator S15), Majelan.
Analyste indépendant, fondateur de Streaming Radar.
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Rapports et données : lens.streaming-radar.com, dont Vertical Invasion 2026
Vertical drama au quotidien : www.verticaldrama.tv
Me parler : www.bostral.com, ou directement www.bostral.com/call


