Streaming Radar #26 — La Grande Fragmentation : YouTube TV explose son bundle, l’Europe contre-attaque, et l’IA fait n’importe quoi
Packages thématiques, OS TV européen, podcasts IA catastrophiques, et AV1 qui me donne tort
TL;DR
• YouTube TV bascule sur les packages thématiques : 10+ offres spécialisées (sport, news, famille) dès début 2026 pour casser le modèle unique à 82,99 $/mois • Titan OS lève 50M€ : l’OS TV européen atteint 18 millions d’utilisateurs actifs et défie les géants américains avec Philips, Sony et JVC • L’IA générative débarque dans les podcasts : Washington Post et Spotify lancent des versions personnalisées, avec des résultats... contrastés • Netflix franchit le cap des 30% en AV1 : le codec open-source devient le deuxième format le plus utilisé, devant HEVC
🙈 Ce dont on parlera peu (ou : quand les sources manquent, on attend)
Le deal Netflix-Warner ? Il est bien réel, Netflix a officiellement annoncé l’acquisition du studio Warner Bros et de HBO. Mais sa conclusion reste incertaine avec les obstacles réglementaires, les contre-offres potentielles (bonjour David Ellison), et la situation politique autour de Warner. Difficile d’analyser en profondeur sans savoir comment ça va finir.
Quant à la fusion Harmonic-Mediakind, elle est bien confirmée (les deux entreprises l’ont annoncée), mais les chiffres et le vrai “pourquoi” restent flous. Sans sources directes sur les motivations stratégiques et les détails financiers, difficile d’analyser au-delà du communiqué de presse.
Streaming Radar reste factuel : on parle des choses qu’on peut sourcer et décortiquer convenablement. Quand la poussière sera retombée sur Warner ou qu’Harmonic détaillera sa stratégie, on en reparlera. En attendant, passons aux choses sérieuses.
Semaine dense dans l’écosystème streaming. Entre YouTube TV qui casse son modèle unique pour proposer des packages thématiques, un OS TV européen qui lève 50M€ pour défier les Roku et Fire TV, et l’IA qui s’invite (parfois maladroitement) dans les podcasts, les cartes se redistribuent. La tech avance, le business s’adapte, et l’Europe tente de reprendre la main.
L’actualité confirme plusieurs mouvements structurels. D’un côté, la fin du “one-size-fits-all” : YouTube TV abandonne son package unique pour proposer 10 offres thématiques, reconnaissant enfin que tout le monde ne veut pas payer 83$ pour des chaînes qu’il ne regarde jamais. De l’autre, la bataille des OS TV s’intensifie avec Titan OS qui veut devenir “l’alternative européenne indépendante aux géants mondiaux”. Et pendant ce temps, l’IA générative produit ses premiers podcasts personnalisés, avec des résultats qui oscillent entre “pratique” et “catastrophe”.
📺 YouTube TV explose son bundle : bienvenue dans l’ère des packages thématiques
La nouvelle est tombée cette semaine : YouTube TV annonce le lancement de “YouTube TV Plans” pour début 2026. Concrètement, la plateforme abandonne son modèle unique à 82,99 $/mois (100+ chaînes, tout ou rien) pour proposer plus de 10 packages thématiques : sport, news, famille, entertainment.
Le pivot est radical. Depuis son lancement en 2017 à 35 $/mois, YouTube TV suivait le modèle “skinny bundle” : une alternative tech-friendly au câble traditionnel, mais avec le même principe de package unique. Sept ans et plusieurs hausses de prix plus tard (35 $ → 82,99 $), l’offre ressemblait de plus en plus... au câble qu’elle était censée remplacer.
Christian Oestlien, VP des abonnements chez YouTube, résume la logique : “La TV doit être simple, donner aux spectateurs un contrôle accru sur ce qu’ils veulent regarder. Notre objectif est de vous laisser personnaliser votre abonnement avec plus d’options.”
Le package phare ? Le YouTube TV Sports Plan. Il inclut les grandes chaînes broadcast (ABC, NBC, Fox, CBS), les réseaux sportifs (FS1, NBC Sports Network, toutes les chaînes ESPN), et surtout ESPN Unlimited – le nouveau service all-inclusive d’ESPN lancé cette année. Vous pourrez aussi ajouter NFL Sunday Ticket et RedZone en options. Les fonctionnalités techniques restent : DVR illimité, multiview (regarder plusieurs matchs simultanément), key plays (revoir les actions clés), fantasy view (overlays de stats fantasy).
Comme je l’avais analysé dans Streaming Radar #24, cet accord fait suite au blackout Disney-YouTube TV de mi-novembre. Le deal incluait déjà l’accès à ESPN Unlimited d’ici fin 2026 pour les abonnés du plan de base, mais cette annonce va plus loin : ESPN devient le pilier d’une offre sport dédiée, moins chère que le forfait complet.
Le timing n’est pas anodin. YouTube TV compte plus de 10 millions d’abonnés selon les estimations, et se profile comme le futur numéro 1 des distributeurs TV payants aux États-Unis d’ici quelques années. Mais pour y arriver, il faut casser la fatigue d’abonnement. Les gens ne veulent plus payer 82,99 $ pour 100 chaînes dont ils en regardent 5.
Ce qui intéresse vraiment ici, c’est le signal envoyé au marché. YouTube TV rejoint DirecTV (qui propose déjà des genre packs) et Fubo (qui vend du sport-only) dans une approche modulaire. Le bundle unique, c’était la TV du XXe siècle. Les packages thématiques, c’est la réponse au streaming à la carte. On reste dans du live linéaire, mais avec une granularité qu’on n’avait jamais eue en télé traditionnelle.
Reste une inconnue de taille : le prix. YouTube n’a communiqué aucun tarif. Si le Sports Plan coûte 60-70 $, ça reste cher. S’il tombe à 40-50 $, ça devient compétitif face aux vMVPD concurrents et même face aux SVOD pures. TechCrunch souligne que c’est la première fois que YouTube TV casse son bundle câble-like depuis 2017. Le marché retient son souffle.
🇪🇺 Titan OS lève 50M€ : l’Europe contre-attaque sur le terrain des OS TV
Pendant que les Américains dominent le marché des OS TV (Roku, Fire TV, Google TV, Apple TV), un acteur européen accélère. Titan OS annonce une levée de 50 millions d’euros en série A, menée par Highland Europe avec la participation de Mangrove Capital Partners.
Fondé en 2023 à Barcelone par Jacinto Roca (ex-fondateur de Wuaki.tv, racheté par Rakuten) et ses co-fondateurs Timothy Edwards, Miquel Barba et Tobias Pfalzgraff, Titan OS a multiplié ses revenus par 10 en deux ans. L’OS équipe déjà 18 millions d’utilisateurs actifs, principalement en Europe et Amérique Latine, avec des partenariats OEM incluant Philips, Sony, Vestel et JVC.
La proposition de valeur ? Réduire le temps de navigation. Une étude récente montre que les gens perdent 110 heures par an à chercher quoi regarder. Titan OS agrège les recommandations sur la page d’accueil, dans l’EPG (guide électronique des programmes), et via des raccourcis sur la télécommande. L’idée : moins de friction, plus de visionnage.
Mais ce qui intéresse surtout les investisseurs, c’est la monétisation publicitaire. Le marché CTV advertising devrait dépasser 38 milliards de dollars d’ici 2027. Titan OS propose aux annonceurs des formats homepage, in-stream et shoppable. Tim Edwards, COO de Titan OS, est clair sur la stratégie : “Nous visons à construire le principal OS TV connecté indépendant d’Europe. Notre croissance sur deux ans n’est que le début – nous prévoyons de lever plus de capital l’année prochaine pour accélérer l’expansion.”
L’expansion 2026 cible l’Europe et l’Amérique Latine. Titan OS a d’ailleurs annoncé un partenariat stratégique avec TiVo pour simplifier l’achat publicitaire et offrir plus de scale. Curieux : TiVo est aussi un concurrent OS, mais les deux s’allient sur le front publicitaire pour peser face aux géants. Ça confirme ce qu’on observe depuis des mois : les OS TV ne sont plus des produits tech, ce sont des inventaires publicitaires.
Comme je l’avais détaillé dans Streaming Radar #24, être visible sur l’écran d’accueil de la TV est devenu plus important que la qualité du contenu lui-même. Titan OS joue exactement cette carte : contrôler la surface, monétiser l’attention.
La levée de 50M€ est significative pour l’Europe CTV/AdTech. À titre de comparaison, Vibe.co (plateforme française de publicité CTV) avait levé 42M€ plus tôt en 2025. Ensemble, ces deux deals représentent ~92M€ dans le secteur européen CTV cette année. Ce n’est pas énorme comparé au FinTech ou à l’AI, mais ça montre que du capital croit au potentiel du marché.
Le vrai test pour Titan OS sera l’adoption en Amérique Latine. L’Europe, c’est leur base historique avec Philips et Sony. Mais LATAM, c’est un marché où les marges sur le hardware sont ultra-serrées et où la monétisation post-vente (via la pub) devient critique. Si Titan OS parvient à équiper massivement des TVs en Argentine, Brésil, Mexique, ça change l’échelle.
🎙️ L’IA s’invite dans les podcasts : entre promesses et dérapages
Deux annonces majeures cette semaine sur les podcasts générés par IA. D’un côté, Spotify qui lance “Prompted Playlists” (bon, techniquement pas un podcast mais de la génération de playlists audio via IA). De l’autre, le Washington Post qui déploie “Your Personal Podcast” avec des résultats... mitigés.
Spotify : playlists IA sur-mesure
Spotify annonce “Prompted Playlists”, une évolution de sa feature “AI Playlist” lancée en avril 2024. La nouveauté ? Vous pouvez maintenant donner des instructions longues et ultra-précises pour générer des playlists personnalisées qui couvrent tout votre historique d’écoute, pas juste les derniers mois.
Exemples de prompts : “Musique de mes artistes préférés des 5 dernières années, avec des deep cuts que je n’ai pas encore entendus” ou “Pop et hip-hop haute énergie pour un 5K de 30 minutes qui garde un rythme constant, puis des morceaux relaxants pour le cool-down”.
Chaque titre vient avec une explication de pourquoi l’algo l’a choisi. Vous pouvez affiner en continu, et paramétrer la fréquence de refresh (quotidienne ou hebdomadaire). En gros, c’est un “Discover Weekly” sur-mesure, mais que vous contrôlez.
Gustav Söderström, co-président et CTO de Spotify, positionne ça comme un changement de paradigme : “C’est un moment où vous ne vous contentez pas d’écouter Spotify, vous le contrôlez.” Il ajoute : “Les auditeurs Spotify ont créé près de 9 milliards de playlists, ce qui prouve que la curation humaine reste le cœur de la plateforme. Mais jusqu’à présent, à moins d’être développeur chez Spotify et de pouvoir écrire votre propre algorithme de playlist, vos meilleures idées restaient dans votre tête.”
La feature est en beta en Nouvelle-Zélande uniquement pour l’instant, Premium only. Spotify ne donne aucune timeline pour le déploiement global. Mon avis ? C’est malin. Ça transforme l’algo en assistant configurable, tout en gardant le contrôle chez Spotify. L’utilisateur a l’impression de “piloter” l’algo, mais en réalité, il reste dans le jardin clos de Spotify.
Washington Post : le podcast IA qui dérape
De l’autre côté du spectre, le Washington Post lance “Your Personal Podcast”, disponible dans leur app mobile. Le concept : vous choisissez vos sujets (tech, politique, etc.), la durée (4 à 8 minutes), et deux “personas” IA qui servent d’hôtes. L’IA génère un podcast personnalisé basé sur votre historique de lecture et les top stories du jour.
Le Washington Post a signé un deal multi-années avec ElevenLabs (le même partenaire qu’utilise Time et The Atlantic pour les versions audio d’articles). Bailey Kattleman, head of product du Post, vend ça comme une manière de “toucher les jeunes audiences qui cherchent des formats engageants pour consommer l’actu”.
Le problème ? Moins de 48h après le lancement, des erreurs majeures ont été remontées en interne : citations inventées, commentaires ajoutés qui transforment des faits en opinions éditoriales, positions attribuées à tort au Washington Post. Un éditeur senior du Post a qualifié les erreurs de “frustrantes”.
Semafor rapporte que l’IA va jusqu’à simuler des tics de podcast (euh, hmm, pauses prolongées) pour faire “naturel”. Sauf que quand l’IA invente des citations et les attribue à des sources réelles, c’est un problème journalistique majeur. Le top standards editor du Post a publiquement critiqué le tool.
Le timing est horrible pour le Washington Post. Le journal traverse une crise de crédibilité depuis la dernière élection présidentielle Américaine en 2024, provoquant une vague de désabonnements. Lancer un podcast IA qui produit de la désinformation, c’est exactement le genre de truc qui finit en catastrophe PR.
Bailey Kattelman a tenté de minimiser en disant que c’est “un produit expérimental à bien des égards”. Mais dans le journalisme, “expérimental” et “fausses citations” ne font pas bon ménage.
Petite note personnelle : Le Washington Post découvre que l’IA générative invente des trucs. Shocking. Moi qui automatise mon podcast avec ElevenLabs depuis mai (une vingtaine d’épisodes de Streaming Radar au compteur), je peux confirmer que la supervision humaine n’est pas une option, c’est une obligation. L’IA vocale fait des merveilles pour cloner une voix et générer de l’audio propre. Mais lui laisser inventer du contenu éditorial sans vérification humaine stricte ? C’est la recette garantie du désastre. Mon podcast est ici.
Leçons
Spotify montre que l’IA peut augmenter une expérience existante (la playlist) sans la casser, en gardant le contrôle humain. Le Washington Post montre que générer du contenu éditorial avec l’IA sans supervision humaine stricte, c’est jouer avec le feu.
L’IA générative dans les médias, c’est comme l’encodage vidéo : quand c’est bien fait, personne ne le remarque. Quand c’est raté, tout le monde voit les artefacts. La différence, c’est qu’avec de la vidéo mal encodée, vous avez du banding. Avec de l’IA générative mal supervisée dans le journalisme, vous avez de la désinformation.
🎬 AV1 franchit le cap symbolique des 30% chez Netflix (ou : quand je me trompe, je le reconnais)
Netflix a publié cette semaine un tech blog détaillant l’état d’AV1 sur sa plateforme. Le codec open-source représente désormais environ 30% du streaming Netflix et est en passe de devenir le format numéro 1 de la plateforme.
Avant d’aller plus loin, un mea culpa s’impose. Dans Streaming Radar #24, j’écrivais avec une pointe de pessimisme que l’adoption d’AV1 “reste un marathon, pas un sprint” et que HEVC dominerait encore longtemps le 4K premium. Romain Bouqueau (qui suit les codecs de plus près que quiconque) m’a gentiment remis sur le droit chemin : AV1 avance bien plus vite que ce que j’anticipais. Et clairement, Netflix à 30% lui donne raison.
Quelques chiffres clés du blog :
AV1 atteint des scores VMAF 4,3 points supérieurs à H.264 et 0,9 point supérieurs à HEVC
AV1 utilise un tiers de bande passante en moins que H.264 et HEVC
Résultat : 45% de buffering en moins avec AV1
Netflix a lancé le streaming AV1 sur Android en 2020, puis étendu aux smart TVs et consoles en 2023. En mars 2025, ils ont franchi une étape majeure en déployant AV1 avec HDR10+, utilisant les métadonnées dynamiques pour adapter le tone mapping device-par-device de manière scene-dependent.
Le blog évoque aussi des use cases émergents pour AV1 : graphics overlays personnalisables pour le sport (stats en direct, sponsoring), grâce au layered coding supporté dans le profil principal d’AV1. L’idée : encoder le contenu principal dans la base layer, les graphiques dans l’enhancement layer, et swapper facilement une version de l’enhancement layer par une autre.
Netflix confirme aussi qu’ils suivent de près AV2, annoncé par l’Alliance for Open Media pour fin 2025. “AV2 promet de définir un nouveau standard en efficacité de compression et capacités de streaming, construisant sur les fondations solides d’AV1.”
Ce qui est intéressant, c’est la trajectoire. J’avais déjà discuté dans Streaming Radar #6 de la bataille AV1 vs HEVC. AV1 a longtemps souffert de deux problèmes : encodage glacial et playback limité aux navigateurs. Mais depuis l’iPhone 15 Pro (septembre 2023) avec décodeur hardware AV1, et les processeurs M3/M4 d’Apple (fin 2023/2024), la donne a changé.
Le fait que Netflix atteigne 30% d’AV1 montre que le hardware suit enfin. Et surtout, que mon scepticisme dans le SR #24 était mal placé. C’est encore loin des 100%, mais pour un codec sorti en 2018, passer de 0% à 30% en quelques années sur une plateforme qui stream vers des milliards de devices, c’est massif. Merci Romain pour le recadrage.
L’enjeu pour l’industrie reste le même : AV1 promet des économies de bande passante (donc de coûts CDN) substantielles, mais nécessite un écosystème de décodeurs hardware pour scaler sans tuer les batteries mobiles ou cramer les CPU. Netflix, YouTube, Meta ont la taille critique pour pousser l’adoption. Les plus petits suivront quand les coûts d’encodage (temps, compute) deviendront compétitifs.
🔧 Conclusion : fragmentation, personnalisation, et batailles d’OS
Cette semaine confirme plusieurs mouvements structurels. Sur le plan business, la fin du bundle unique s’accélère. YouTube TV casse son offre monolithique pour proposer des packages thématiques, reconnaissant enfin que le consommateur veut du contrôle et pas un forfait à 82,99 $ avec 90 chaînes qu’il ne regarde jamais. C’est la logique Spotify appliquée au live TV : modularité, personnalisation, tarifs adaptés.
Sur le plan tech, AV1 continue sa percée. Netflix à 30%, c’est symbolique : le codec open-source devient mainstream. Et oui, je me suis trompé dans le SR #24 en sous-estimant la vitesse d’adoption. Les chiffres Netflix sont clairs : AV1 n’est plus “en devenir”, il est déjà là. HEVC domine encore le 4K premium, H.264 reste roi du legacy, mais AV1 grignote du terrain plus vite que prévu. L’adoption se fait device-par-device, au rythme du renouvellement hardware, mais le momentum est réel.
Sur le plan géo-stratégique, l’Europe tente de reprendre la main sur les OS TV. Titan OS avec ses 50M€ et ses partenariats Philips/Sony montre qu’il y a de la place pour des alternatives régionales face aux Roku/Fire TV/Google TV américains. Mais la vraie bataille ne sera pas tech, elle sera commerciale : qui contrôle la page d’accueil contrôle l’inventaire publicitaire. Et là, les Américains ont 10 ans d’avance.
Enfin, l’IA générative dans les médias reste un terrain miné. Spotify démontre qu’on peut augmenter l’expérience utilisateur sans casser la proposition de valeur (playlists IA = contrôle accru). Le Washington Post démontre que générer du contenu éditorial sans supervision stricte, c’est la garantie du désastre. L’IA est un outil puissant, mais comme tout outil puissant, il faut savoir s’en servir. Sinon, on se retrouve avec des citations inventées et une crise de crédibilité.
Le streaming n’est plus seulement une question de tuyauterie technique (encoder, délivrer, mesurer). C’est devenu une guerre de plateformes, d’interfaces, de business models modulaires, et de confiance éditoriale. Ceux qui maîtrisent à la fois l’infrastructure tech, la stratégie commerciale, et la rigueur éditoriale seront les gagnants de cette prochaine phase.
On se retrouve le 25 décembre pour un hors-série spécial Noël. D’ici là, passez de bonnes fêtes ! 🎄
Ludovic est consultant. Passionné par l’innovation digitale, il accompagne plateformes et contenus dans l’optimisation de leurs offres SVOD, AVOD et FAST. Sur Streaming Radar, il décrypte les tendances de la tech et du business dans le secteur du Streaming et de l’OTT.
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