Fiction verticale : comment les mini-séries mobiles bousculent SVOD, AVOD, cinéma et TV en 2025
Addiction instantanée et modèle freemium : les clés du succès des mini-séries portrait
Le « Vertical Drama », la promesse de Quibi enfin tenue… et dépassée
Depuis janvier 2025, un format de fiction mobile fait un tabac : le vertical drama (ou fiction verticale), ces mini-séries feuilletonnantes de 1–2 minutes filmées en portrait. Nées en Chine sous le nom de duanju, elles sont devenues le nouveau « guilty pleasure » de millions d’utilisateurs, jusqu’à dépasser les scores du box-office national.
Marché évalué à 14 milliards $ d’ici 2027 – source : The Guardian
6,9 milliards $ de revenus en Chine en 2024, plus que le box-office local – source : LA Times
576 millions d’utilisateurs mi-2024 en Chine – source : El País
« C’est un shot rapide de dopamine quand la vie devient trop sérieuse », résume une fan britannique.
Pourquoi ça marche là où Quibi a flanché
Rappelez-vous Quibi (2020) : 175 M$ levés, des stars hollywoodiennes, un format mobile‐only très premium… et six mois plus tard, extinction des feux.
Le vertical drama, lui, mise sur :
Des intrigues « clichés » et ultra-accrocheuses (soaps modernisés, clichés assumés).
Un modèle freemium inspiré des jeux mobiles : premiers épisodes gratuits, puis pubs/Micro-paiements.
Une production low-cost — ni grosses stars ni tournages XXL — mais un catalogage industriel qui alimente l’addiction.
Résultat : des apps comme ReelShort, DramaBox ou DramaWave cumulant des dizaines de millions de téléchargements et des revenus mensuels à deux chiffres (millions de dollars).
Ce que les pros doivent retenir
Testez des pilotes verticaux avant d’investir lourd.
Mixez gratuité et pub pour séduire puis convertir.
Réécrivez vos récits en chapitres d’une minute, finissant toujours sur un cliffhanger.
Ciblez finement (jeunes femmes, 20-60 ans) pour maximiser l’engagement et la monétisation.
L’ultra-court, un tremplin cross-média
Aujourd’hui, studios et chaînes traditionnelles observent… et s’inspirent :
Paramount a déjà découpé Mean Girls en mini-clips verticales sur TikTok.
Channel 4 envisage des spin-offs verticaux de ses séries phares.
Le smartphone capte désormais un pan du « temps de cerveau disponible » qui échappait autrefois aux grands écrans. Comprendre et maîtriser le vertical drama, c’est anticiper les nouvelles frontières du storytelling.
Sources clés



